Brassai – L’œil de Paris
Je réserve !À l’occasion du bicentenaire de la photographie et dans le cadre du festival Photo Days, le Hangar Y consacre une exposition à Brassaï, figure majeure de la photographie du XXe siècle.
Cent photographies inédites issues de la collection personnelle de son épouse Gilberte, conservées jusqu’à aujourd’hui dans le cercle familial, offrent un éclairage nouveau sur l’oeuvre de celui qui a fait de Paris, l’un des grands sujets de la photographie moderne.
Accueillie en exclusivité au Hangar Y, cette exposition constitue une occasion privilégiée de découvrir un corpus exceptionnel qui ne sera présenté qu’un seule fois. Dans l’architecture singulière du Hangar Y, ce dialogue avec le Paris des années 1930 prend une dimension particulière, entre mémoire, modernité et voyage dans le temps.
« Nous sommes très heureux de recevoir une exposition inédite de Brassaï au Hangar Y. Son regard a profondément renouvelé notre manière de voir Paris, en révélant ce qui échappe souvent au premier regard. — Jean-Michel Crovesi, directeur général du Hangar Y.
Commissaire de l’exposition : Philippe Ribeyrolles
🕐 Horaires : Tous les week-ends, les jours fériés et tous les jours pendant les vacances scolaires (zone C).
11h – 19h
🎟️ Tarif plein : 10 €
🎟️ Tarif réduit : 8 €
Un regard unique sur la ville !
Brassaï nous entraîne dans un captivant voyage au cœur du Paris secret des années 1930. A cette époque, la capitale est animée par une extraordinaire effervescence culturelle et intellectuelle. Fasciné par la face cachée de Paris, il va parcourir de jour comme de nuit, les rues, les boulevards, les bars, les bals et les soirées mondaines.
Enfants, animaux, passants, marchands de journaux ou scènes ordinaires deviennent sous son objectif autant de fragments d’une ville vivante. Plus que le sujet lui-même, il recherche le geste, l’attitude, la composition ou l’émotion capable de transformer l’instant en image.
Les photographies qui en résultent comptent parmi les images les plus emblématiques de cette époque : des images prises sous des angles, des contrastes et des géométries souvent très audacieuses, marquant de la sorte l’inconscient de nombreux futurs photographes. « Rien n’est plus beau ni plus grand que la réalité elle-même », écrivit-il en 1932.
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La nuit comme matière photographique
Pour ses images de nuit qui le rendront célèbre et qu’il publiera dans son ouvrage Paris de nuit en 1933, Brassaï apprend à travailler les ombres portées qui soulignent les volumes, à évaluer les distances au moyen d’une petite ficelle à nœuds calée dans sa poche, et applique des temps de pose en fonction de la durée de combustion de ses cigarettes. Personne n’avait eu jusqu’alors l’audace d’inscrire, par la photographie, ces jeux d’obscurité, d’ombre et de pénombre en opposition avec les éclats de lumière.
Brassaï, La Tour Eiffel illuminée (vers 1931) © Estate Brassaï Succession – Philippe Ribeyrolles
Dans les coulisses du Paris secret
Brassaï pousse aussi les portes des bars, des bals musette et des lieux de fête. À l’aise dans tous les milieux, il photographie ce « Paris canaille » peuplé de noctambules, d’artistes et de figures devenues mythiques, de Kiki de Montparnasse à Picasso. Toutes ces photos offrent un regard privilégié sur l’œuvre de celui qu’Henry Miller surnommait « l’œil de Paris ».
Brassaï, Groupe joyeux dans un bal-musette des Quatre-Saisons © Estate Brassaï Succession – Philippe Ribeyrolles
Les graffiti anonymes, un langage à part entière
Au cours de ses déambulations dans les rues de Paris, le regard curieux de Brassaï est attiré par un langage qui semble émerger des murs mêmes de la ville. Des graffiti composés de symboles et de figures apparaissent sur une multitude de surfaces, tels un langage codé, et une poésie picturale gravés et inscrits dans les textures du paysage urbain.
« Le mur a toujours exercé sur moi une sorte de fascination. J’ai souvent préféré cette autre nature artificielle et urbaine, imprégnée d’humanité, infiniment riche en suggestions et ce langage éphémère qui y prend mystérieusement naissance ».— Brassaï
Brassaï, Graffiti (1930-1950) © Estate Brassaï Succession – Philippe Ribeyrolles
Né Gyula Halász en 1899 à Brassó, dans l’actuelle Brașov (qui faisait alors partie de l’Empire austro-hongrois), Brassaï choisit son pseudonyme en hommage à sa ville natale. Installé à Paris dans les années 1920, il écrit d’abord pour des journaux hongrois et allemands.
D’abord journaliste et écrivain, il se tourne progressivement vers la photographie et fait de la capitale française son principal sujet. Dans les années 1930, il devient l’un des grands chroniqueurs du Paris nocturne, qu’il photographie avec une attention singulière. Autodidacte, il aborde avec ingéniosité et persévérance les défis techniques de la photographie de nuit.
Son ouvrage Paris de nuit, publié en 1933, lui apporte une reconnaissance internationale et contribue à faire de ses images une véritable mémoire visuelle de la capitale. Proche des artistes et écrivains de l’avant-garde parisienne — notamment Henry Miller, Jacques Prévert et Picasso — Brassaï développe une œuvre qui dépasse largement la photographie documentaire, mêlant atmosphère, poésie et regard sur la vie moderne. Il explore également le dessin, la sculpture et l’écriture, et publie plusieurs ouvrages consacrés à Paris et à son univers artistique. Mort à Beaulieu-sur-Mer en 1984, Brassaï laisse une œuvre majeure, profondément associée à l’imaginaire de Paris et à l’histoire de la photographie du XXe siècle. Près d’un siècle après la réalisation d’une œuvre devenue iconique, Brassaï, demeure l’une des grandes voix photographiques du modernisme, un véritable chroniqueur de son époque et de la ville.
Brassaï dans sa chambre noire, Hôtel des Terrasses, rue de la Glacière Paris 13ème (1932) © Estate Brassaï Succession – Philippe Ribeyrolles
QUELQUES DATES CLÉS
1899 : Gyula Halász naît le 9 septembre à Brassó en Transylvanie alors en Hongrie.
1903-1904 : Premier séjour de Brassaï en famille, à Paris.
1918-1921 : Suit l’Académie des Beaux-Arts puis étudie à Berlin.
1924 : S’installe à Paris dans le quartier Montparnasse et devient journaliste.
1929-1930 : Commence à prendre des photos avec un Voigtländer Bergheil à plaques 6,5×9.
1931 : Loue une pièce dans l’Hôtel des Terrasses à Paris 13e pour réaliser lui-même ses tirages ce qu’il fera toute son existence. Il prend pour pseudonyme « Brassaï » qui veut dire « de Brassó ».
1932 : Rencontre Picasso et le photographie ainsi que ses sculptures. Parution de l’ouvrage mythique qui le fera connaître : Paris de nuit .
1940 : Refuse de travailler pour les Allemands et se remet au dessin et à l’écriture.
1943-1946 : Débute une mission pour Picasso qui durera jusqu’en 1946 (photographier ses sculptures dans son atelier de la rue des Grands-Augustins).
1948 : Épouse Gilberte Boyer. Écrit Histoire de Marie, préfacée par Henry Miller.
1949 : Obtient la nationalité française.
1955 : Brassaï présente à l’Art Institute of Chicago, sa première exposition individuelle dans un musée américain.
1963 : Exposition rétrospective Brassaï à la Bibliothèque Nationale de France à Paris.
1973 : Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.
1984 : Finalise Marcel Proust sous l’entreprise de la photographie. Il décède le 7 juillet à Beaulieu-sur-Mer. Il est enterré au cimetière du Montparnasse.
Brassaï, Les Trois Grâces, Musée du Louvre (1937) © Estate Brassaï Succession – Philippe Ribeyrolles
Brassaï, Marlène (1937) © Estate Brassaï Succession – Philippe Ribeyrolles
Informations pratiques
Ouverture prochaine de la billetterie… Nous réservons une surprise aux 100 premiers visiteurs.
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Hangar Y, nef
Dates : du 17 octobre 2026 au 21 février 2026
🕐 Horaires : Tous les week-ends, les jours fériés et tous les jours pendant les vacances scolaires (zone C). 11h – 19h
🌳 Le billet parc est inclus
🙍 À partir de 6 ans.
♿ Accessible aux personnes en fauteuil.
💚 Abonnés :
Les abonnés des PASS Y et PASS FAMILLE bénéficient de 50%